Le Docteur Yves ROUXEL est Chirurgien Orthopédiste spécialisé en prothèse du genou
Votre état nécessite la pose d'une prothèse de genou ? Aujourd'hui, c'est une intervention bien maîtrisée, de plus en plus pratiquée compte tenu de ses résultats fiables et de sa longévité. Ce site spécialisé sur la prothèse du genou est destiné à vous expliquer les grands principes de cette opération, le but et les bénéfices attendus mais aussi les éventuels inconvénients ou complications qui peuvent toujours survenir.

Qu'est-ce qu'une prothèse du genou ?
On entend par prothèse de genou le fait de changer une articulation endommagée par une articulation artificielle composée d'une pièce fémorale, d'une pièce tibiale et d'une pièce intermédiaire entre les deux. La prothèse de genoux est probablement l'arthroplastie la plus réalisée après la prothèse de hanche (40000 poses/an en France).
On en distingue plusieurs types de prothèses de genou :
- La prothèse du genou totale (PTG)
On utilise ce type de prothèse de genou si toute l'articulation est changée. La prothèse de genoux totale peut être plus ou moins contrainte (la contrainte maximum étant la prothèse de genou à charnière), le choix étant fait en fonction de l'usure osseuse et ligamentaire. A chaque genou correspondra donc un type de prothèse particulier.

Deux sortes de prothèses de genou totales :
- La prothèse de genou totale à charnière qui ne comporte qu'un seul degré de liberté en flexion "extension". Il s'agit historiquement des premières prothèses de genou posées, dont la durée de survie est courte compte tenu des contraintes imposées aux implants (descellement). Cette prothèse de genoux ne garde plus actuellement que des indications limitées : chirurgie des tumeurs, grandes déviations du membre avec faillite du système ligamentaire
- La prothèse de genou totale à glissement actuellement la plus utilisée. Elle permet la qualité et la fiabilité des résultats actuels. Il s'agit d'implants plus ou moins contraints (prothèses conservant les deux ligaments croisés, prothèses conservant le ligament croisé postérieur, prothèses postéro-stabilisées sacrifiant les deux croisés),dont la caractéristique principale est l'absence de moyen d'union fixe entre la pièce fémorale et tibiale, la stabilité étant assurée par le dessin de la prothèse de genoux et le concours des ligaments restants.
- La prothèse du genou partielle (PUC)
On utilise ce type de prothèse de genou si seule une partie de l'articulation est changée. On parle alors de prothèse de genou uni-compartimentaire ou PUC : la partie du genou remplacée est le plus souvent fémoro-tibiale interne, parfois externe, plus rarement fémoro-rotulienne.
Dans le cas de figure d'une prothèse de genoux uni-compartimentaire, il faut savoir que pour pouvoir bénéficier de ses avantages et de ses résultats, souvent meilleurs qu'une prothèse de genou totale, de nombreux impératifs doivent être respectés : type d'usure, état des ligaments, degré de déformation du genou, poids, etc. Ce type de prothèses est par ailleurs moins tolérant qu'une prothèse de genou totale : la pose ne supporte pas une mauvaise indication ou l'imperfection technique.

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